Comparer les heures, pas seulement les totaux annuels
Une maison peut consommer autant de kWh par an que ses panneaux en produisent, tout en achetant beaucoup d’électricité le soir. Demandez une comparaison des courbes de production et de consommation, avec distinction entre autoconsommation, injection et achat au réseau.
Listez les usages présents en journée et ceux que vous pouvez déplacer sans gêne. Un véhicule électrique ou une PAC seulement envisagés ne doivent pas être intégrés comme une consommation certaine : leur calendrier et leurs horaires doivent être précisés.
- Présence en journée, semaine et week-end
- Usages déplaçables et horaires possibles
- Surplus prévu par saison pour chaque puissance
Comparer une puissance raisonnable et une puissance supérieure
Demandez deux scénarios de puissance sur les mêmes hypothèses. La production supplémentaire doit être répartie entre énergie utilisée sur place et surplus : cela permet de voir ce que finance réellement le surcoût des panneaux.
Exemple de lecture : produire 4 000 kWh et en utiliser 2 000 sur place correspond à 50 % d’autoconsommation. Cela ne signifie pas couvrir 50 % de tous les besoins du logement ; ce second ratio dépend de sa consommation totale.
Repères locaux pour Lille
Lille est identifiée par le code Insee 59350, dans Nord, région Hauts-de-France.
Les coordonnées 50,6 / 3 et 238 246 habitants servent uniquement au contrôle territorial.
86 369 DPE alimentent le repère communal, avec 8,8 % de passoires F-G et 26,4 % de classes E-F-G.
La référence communale est 3 225 kWh/an à 3 kWc, dérivée de 1 075 kWh/kWc/an.
La demande doit documenter consommation diurne semaine et week-end ainsi que règle de valorisation du surplus.
Le productible standard ne connaît ni l’ombre de la toiture, ni son inclinaison réelle, ni vos usages horaires : aucune rentabilité n’en découle automatiquement.
Dimensionner l’autoconsommation sans batterie
Rapprocher production et usages horaires avant de choisir la puissance.
À hypothèses standard identiques, 6 kWc correspondent à environ 6 450 kWh/an dans la référence communale. Cette multiplication ne décrit pas une toiture : le calepinage, les ombres, la pente, l’orientation et les pertes doivent être recalculés.
Le registre recensait 338 installations de moins de 36 kW au 31 août 2026 à Lille, soit 13 pour 1 000 maisons.
- Le taux d’autoconsommation vient-il d’une courbe horaire ?
- La puissance crée-t-elle trop de surplus ?
- Les usages futurs sont-ils datés ?
Calculer une rentabilité reproductible
Le calcul financier doit dater le coût TTC, le financement, les tarifs d’achat évités, la valorisation du surplus, la maintenance, l’assurance, le remplacement possible de l’onduleur et la dégradation des modules. Une division simple par un gain de première année masque ces variations.
Le jeu publie une référence de 371 € par an pour 3 kWc, 55 % d’autoconsommation et des tarifs d’août 2026. C’est une hypothèse datée, pas une économie garantie ni un tarif actuel.
Tester les usages avant d’augmenter la puissance
Classez les appareils : déjà utilisés en journée, réellement programmables, impossibles à déplacer. Un lave-linge programmé ne consomme pas pendant toutes les heures solaires.
Comparez une simulation actuelle et une simulation avec changements réalistes : achats au réseau et surplus doivent rester séparés. Pour le rappel, précisez votre présence en journée et les appareils effectivement programmables, sans inventer de nouveaux usages.
Sources, millésimes et limites
Le productible vient de PVGIS 5.3 de la Commission européenne. Le jeu le croise avec les maisons INSEE 2023 et les installations RTE/ODRÉ au 31 août 2026. Ces données communales standardisées ne modélisent pas votre toit.
Les démarches de raccordement sont documentées par Enedis. Tarifs, primes et règles évoluent : toute simulation doit conserver sa date et ses sources, puis être recalculée au moment du devis.