Évaluer les kWh réellement déplacés
La capacité affichée ne dit pas combien de kWh seront restitués chaque année. Il faut connaître le surplus disponible, les consommations du soir, les pertes et les périodes où la batterie ne pourra pas se remplir complètement.
Demandez une simulation mensuelle avec et sans batterie, à puissance solaire identique. Une capacité importante peut rester peu utilisée en hiver ; inversement, une forte production estivale n’est utile au stockage que si des besoins existent ensuite.
- Capacité utile et puissance de charge/décharge
- Énergie restituée sur une année simulée
- Cycles, garantie, remplacement et pertes pris en compte
Séparer stockage et alimentation de secours
Ne présumez pas que la batterie alimentera le logement pendant une coupure. Cette fonction dépend des équipements et de leur configuration. Si elle compte pour vous, faites préciser les circuits couverts, la puissance disponible et les conditions de bascule.
Dans la comparaison économique, comptez le coût supplémentaire complet, puis la valeur de l’énergie déplacée après pertes et la valeur du surplus qui ne sera plus vendu. Un simple taux d’autoconsommation plus élevé ne démontre pas une meilleure rentabilité.
Ce que le solaire peut produire à Le Porge
À Le Porge (33333), dans Gironde, le jeu PVGIS retient 1 290 kWh par kWc et par an. Les calculs ci-dessous utilisent ce même productible standard : ils servent à préparer une comparaison, pas à annoncer la production de votre toiture. La pente, l’orientation, les masques et les pertes du projet restent à recalculer.
Le repère de 1 290 kWh/kWc/an permet de vérifier l’ordre de grandeur d’un devis. Une estimation sensiblement différente doit être expliquée par la toiture, les pertes ou la configuration retenue. Comparez des hypothèses identiques avant de comparer les prix.
Pour illustrer l’effet des usages à Le Porge, une même installation de 3 kWc donnerait 1 161 kWh autoconsommés à 30 %, contre 2 903 kWh à 75 %. L’écart est de 1 742 kWh/an. Ces deux taux sont des hypothèses de sensibilité, pas des habitudes mesurées chez les habitants ; la consommation résiduelle du réseau ne peut pas être calculée sans vos données.
Autre repère de lecture : une production annuelle théorique de 4 500 kWh correspondrait ici à 3,5 kWc avant adaptation au toit. Cette égalité annuelle n’assure aucune autonomie et ne constitue pas une puissance conseillée. Elle permet seulement de détecter une incohérence entre les kWc et les kWh annoncés dans une proposition.
Les trois points ci-dessous sont les plus proches parmi les communes présentes dans notre catalogue, avec des paramètres solaires comparables. La distance est calculée entre centres communaux ; ce ne sont ni toutes les communes voisines ni une zone d’intervention commerciale. Utiliser automatiquement la production d’une autre ville peut décaler votre prévision : gardez la simulation propre à l’adresse.
Arès (33011), à 8,3 km à vol d’oiseau : 1 294 kWh/kWc/an, soit 3 882 kWh/an pour 3 kWc. À Le Porge, l’écart de référence est -0,3 %, soit -12 kWh/an à cette puissance.
Lacanau (33214), à 14 km à vol d’oiseau : 1 287 kWh/kWc/an, soit 3 861 kWh/an pour 3 kWc. À Le Porge, l’écart de référence est +0,2 %, soit 9 kWh/an à cette puissance.
Lanton (33229), à 16 km à vol d’oiseau : 1 274 kWh/kWc/an, soit 3 822 kWh/an pour 3 kWc. À Le Porge, l’écart de référence est +1,3 %, soit 48 kWh/an à cette puissance.
Vous souhaitez faire le point à Le Porge ? Indiquez dans la demande de rappel votre consommation annuelle, la présence en journée et la puissance proposée, si vous avez déjà un devis. Nous pourrons préparer la comparaison de ces scénarios ; aucun taux d’autoconsommation ni gain n’est garanti à partir du seul nom de la commune.
- 3 kWc à Le Porge : 3 870 kWh/an produits ; à 55 % supposés, 2 129 kWh consommés sur place et 1 741 kWh de surplus.
- 6 kWc à Le Porge : 7 740 kWh/an produits ; à 55 % supposés, 4 257 kWh consommés sur place et 3 483 kWh de surplus.
- Passer de 3 à 6 kWc ajoute ici 3 870 kWh/an dans le calcul standard ; conserver 55 % d’autoconsommation avec cette puissance supérieure doit être démontré, pas supposé.
Comparer une installation solaire avec batterie
Mesurer le surplus disponible et le coût du kWh réellement déplacé.
À hypothèses standard identiques, 6 kWc correspondent à environ 7 740 kWh/an dans la référence communale. Cette multiplication ne décrit pas une toiture : le calepinage, les ombres, la pente, l’orientation et les pertes doivent être recalculés.
Le registre recensait 156 installations de moins de 36 kW au 31 août 2026 à Le Porge, soit 108 pour 1 000 maisons.
- La batterie vise-t-elle autonomie ou secours ?
- La capacité est-elle utilisable toute l’année ?
- Le scénario sans batterie sert-il de référence ?
Calculer une rentabilité reproductible
Le calcul financier doit dater le coût TTC, le financement, les tarifs d’achat évités, la valorisation du surplus, la maintenance, l’assurance, le remplacement possible de l’onduleur et la dégradation des modules. Une division simple par un gain de première année masque ces variations.
Le jeu publie une référence de 445 € par an pour 3 kWc, 55 % d’autoconsommation et des tarifs d’août 2026. C’est une hypothèse datée, pas une économie garantie ni un tarif actuel.
Vérifier la valeur ajoutée de la batterie seule
Comparez les mêmes panneaux avec puis sans batterie. Isolez le prix du stockage, ses pertes et son remplacement. Les économies des panneaux ne sont pas toutes dues à la batterie.
Demandez les kWh supplémentaires utilisables le soir. Pour le secours, vérifiez circuits alimentés et puissance. Précisez votre priorité dans le rappel : consommation quotidienne ou protection contre les coupures.
Sources, millésimes et limites
Le productible vient de PVGIS 5.3 de la Commission européenne. Le jeu le croise avec les maisons INSEE 2023 et les installations RTE/ODRÉ au 31 août 2026. Ces données communales standardisées ne modélisent pas votre toit.
Les démarches de raccordement sont documentées par Enedis. Tarifs, primes et règles évoluent : toute simulation doit conserver sa date et ses sources, puis être recalculée au moment du devis.